Raid 28 - 17-18 janvier 2009
Le raid 28 , +/- 90km pendant 18 h et pas équipe de 5 mixte.
C' est déjà un "vieux" raid avec sa 16ème édition cette année, un raid avec une certaine réputation battie sur son coté convivial (equipe de 5 et organisation rodée ), et sa possible rudesse compte tenu de sa longueur et des conditions qu'on peut y rencontrer .
Sans avoir jamais cherché à y participer, je n'ai pas trop hésité quand Julien m'a appelé pour me proposer de joindre l'équipe qu'il était en train de monter. Son boulot de podologue lui permettant de rencontrer tout un tas de gens , il n'a pas eu de mal à trouver 4 "inconscients"; Valérie sa coéquipière sur les raids orientation, ils forment un duo de choc avec titre de champion de france en mixte, Johann, un kikoureur que j'avais rencontré sur la transju-trail avec Julien, Goran un coureur solide de l'association Run et Sens et moi -même.
Quand on a "signé", je venais de reprendre doucement l'entrainement après un gros break post-UTMB . 2 mois et demi pour se préparer, c'était peut-être un peu court mais j'avais dit oui.
Mais je ne pensais pas que cette période serait aussi calamiteuse . Après un début a peu près correcte, j'ai eu un méga coup de mou puis gastro début janvier suivie de douleurs au pied qui ont fait que je me suis très peu entrainé dans la dernière ligne droite. Les entrainements en commun m'avaient déjà mis la pression en voyant le fossé qui me séparait de mes coéquipiers, le manque de sorties m'a achevé.
Je suis donc parti très stressé par rapport à mon état de forme et au fait que j'allais certainement retarder l'équipe. Mais il fallait se concentrer et donner tout ce que je pouvais.
On est arrivé en avance à Bures sur Yvette, ce qui nous a permis de nous installer et de se préparer tranquillement . L'attente fut un peu moins longue pour julien qui connaissant des coureurs, a pu aller à la pêche aux renseignements. Il est entré dans le raid avant nous.
22h remise des cartes et du road book . On s'installe autour de la table pour commencer le report de postes . A la lecture du road-book, on s'aperçoit que deux coéquipiers peuvent réaliser le prologue , ce sont Valérie et Goran qui s'y collent?
Julien , Johann et moi continuont le report des postes. Il a été décidé d'en reporter un maximum au départ pendant qu'on est a l'abris. On en reporte 75 sur 90 ce qui nous fait partir parmi les dernières équipes . Entre temps , valérie et Goran sont revenus du prologue et nous attendent.
Nous nous mettons donc en quette des premières balises, des vertes "obligatoires" c'est a dire à pénalités si on les loupe, et des bleues "optionnelles" apportant des bonus temps + des CP controle pour obliger à passer à certains endroits.
C'est Julien qui oriente pendant que Valérie donne les définitions. Ca se passe plutôt pas mal et les choix d'orientation de Julien en ville nous permettent de remonter pas mal d'équipes alors qu'on avance pas forcément comme des bêtes . Pour le moment ça va.
Ca va bien jusqu'a la première spéciale, une spéciale aquatique, 400m dans une rivière pour un bonus temps . Première mauvaise impression, ça ressemble plutôt à patauger dans des égouts , c'est dégueulasse , ça pue, je ne voit pas l'intéret de ce passage. En plus l'eau est glaciale. Normalement je participe volontier aux truc à la con dans un raid mais là j'y prends pas de plaisir et vu la couleur et l'odeur de l'eau je trouve même ça limite de la part des organisateurs.
Nous en sortont donc tous les 5 en ayant un peu forcé Valérie qui n'avait vraiment pas envie d'y passer . Valérie n'apparait d'ailleurs pas dans un très grand jour, manque de motivation, douleurs, elle souhaite plusieurs fois s'arrêter au point de contrôle mais repousse l'echéance jusqu'à la moitié de la nuit où un peu triste elle nous laissera continuer à 4 .
La remontée bien entamée sur la première partie de la course s'est calmée, baisse de rythme avant que Valérie nous quitte, choix d'orientation moins nets.
Une fois à 4 les choses se corsent un peu pour moi, ça fait qq heures que nous progressont et mon mangue d'entrainement se fait sentir, mon rythme déjà plus lent que Julien, Johann et Goran , se fait encore plus lent, ma foulée (quand je trottine) est lourde. En plus la météo change, le temps qui s'est maintenu jusqu'alors se fait de plus en plus humide avec un vent assez conséquent, surtout quand on sort des agglo pour passer au milieu des champs.
Arrivée au CP ?, controle du carton de pointage et des bracelets. Quels bracelets ?? Ceux qu'on a au poignet bien sur et que l'un ou l'autre (en fonction de la couleur) aurait du pointer a certaines balises en foction des instructions notées sur la balise. On a pas vu, ni sur le road-book, ni sur les balises. Tant-pis mais domage quand même.
On continue a travers champs, battus par la pluie et le vent, ça devient de plus en plus dur car en plus du manque d'entrainement apparaissent des douleurs tendineuses qui me rapellent mon abandon à l'UTMB .Je serre les dents et tente de pas trop retarder mes coéquipiers. On a surtout hâte d'arriver à la première spéciale CO car ça veut dire qu'on entre en forêt et qu'on sera déjà un peu abrité. Il s'agit d'une CO mémoire . 20 secondes pour observer une carte de Co repérer 9 postes et leur definitions puis les reporter sur une carte vierge. Sur le principe c'est sympa, mais là c'est un peu raid, 9 postes + les defs en 20 secondes, on a trouvé ça un peu juste, d'autant plus qu'on s'était partagé les postes mais moi j'ai merdé et pas cherché les bons. On place ce qu'on peut avec un max d'approximation . Avant de partir, Julien compare nos reports avec ceux d'autres équipes dans le même cas que nous, puis nous voilà en chasse. On trouve deux balises assez facilement puis on jardine sur une autre, on rebrousse chemin sur une 3ème, puis une autre qu'on ne trouve pas. En fait je progresse trop lentement et il y a trop d'aproximations. Julien suggère de laisser tomber pour reprendre la progression et arriver à temps au CP 10 où il y a une barrière horaire.
Je trottine comme je peux, marche beaucoup mais on arrive tout de même à passer ce fameux CP où pas mal de coureurs voire d'équipes entières stopperont la course ( festival de couvertures de survie dans un tunnel en attendant le bus).
Nous decidons de nous arrêter plus loin pour remettre des habits secs et chauds et manger un peu. J'ai tout de même eu le temps de remplir le camel au CP, sur le plan alimentation je suis prêt à continuer, sur le plan locomotion c'est moins sûr.
Le jour est maintenat levé, ça nous permet de bien voir les seaux de flotte qu'on prend sur la tronche. Julien s'ennuie un peu, il ne regarde la carte que pour voir où nous sommes mais y-en a plus vraiment besoin pour la progression, toutes les équipes se suivent , pas de choix d'orientation a faire, c'est plus interessant.
Il y a alternance de bois et de champs , ça nous permet d'être plus à couvert mais maintenant ça ne m'amuse plus, j'ai vraiment mal aux genoux et pour la première fois aux pieds, surtout le droit, résultat certain d'une mauvaise posture et d'un hydratation moyenne.
On arrive à la spéciale précision, et là pour la première fois du raid j'ai plu envie. Même marcher devient laborieux. Julien me propose d'aller directement au chateau d'eau pendant qu'il cherchent les balises. En fait cet arrêt sera fatal. Au moment de les suivre, j'ai l'impression que je ne pourrai pas . C'est domage parceque la spéciale est interessante, la recherche se fait en même temps que l'équipe VK2M de Mulhouse qu'on ne cesse de rencontrer depuis le départ. Le probleme c'est qu'après la spéciale, il reste quelques bornes pour rejoindre la barrière horaire de 12h30 et moi je ne peux plus avancer. On decide donc de laisser les dernières balises et d'aller au plus court (mais trop long pour moi) .
Je n'ai qu'une idée en tête c'est d'arriver avant 12h30 ce qui permettra à Julien , Johann et Goran de poursuivre. Pour moi il est impossible de faire les 18 derniers kil .
Les grandes lignes droite en forêt sont éprouvante mais on passe avant le cut, cepandant, mes coéquipier décident également d'arrêter, fatigue, lassitude et arriver à trois auront raison de leur motivation.
Après la douche direction les ostéo pour un bilan . Le bassin a encore bougé, petit probleme au niveau des vertebres, je comprends pourquoi je suis en vrac ; Il faudra tout de même trouver la cause initiale de ces problemes récurrents.
Bilan :
Les + : - Raid intéressant par son coté course par équipe
- Très content d'avoir fait ça dans cette équipe où a aucun moment il n'y a eu tensions ou coup de gueule. 4 super coéquipiers !!
Les - : - Ma préparation, je le savais au départ
- Le passage dans "les égouts" car moi j'apelle pas ça une rivière . Ca m'a vraiment déplu et je ne comprends toujours pas l'intérêt.
- La pseudo orientation
- Les spéciales orientation qui arrivent trop tard, et que beaucoup sont obligés de +/- shunter.

Derniers Commentaires